Dialogue d'un chien avec son maître
© Stéphane Trapier
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Dialogue d'un chien avec son maître

sur la nécessité de mordre ses amis


de Jean-Marie Piemme mise en scène, scénographie et lumières Philippe Sireuil avec Philippe Jeusette, Fabrice Schillaci
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durée 1h30

14 sept. - 10 oct., 18:30
salle Jean Tardieu

relâche les lundis et le 19 sept.


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Quand un chien mord c’est son maître qu’il faudrait piquer
Une marge, lieu à l’écart de tout, une bordure d’autoroute. Le portier d’un hôtel de luxe vit là. Il a sa caravane, ses habitudes, ses illusions. Le temps, comme les voitures, passe, tout l’ignore. Un chien traverse la bretelle, roule sous les roues des bolides. Il provoque un carambolage parce qu’il adore ça, et rejoint l’homme, sain et sauf. Tout est possible dans le monde de Jean-Marie Piemme.
L’auteur belge confronte ces deux bestiaux, les livre à un concours d’éloquences et d’idioties ; joutes verbales et recherches de poux. Tous deux s’apprivoisent, débattent du rôle de l’homme dans le monde qu’il a bâti et où il se traite le plus souvent comme un chien. Lui cherche sa gamine que l’administration lui a enlevée. C’est le clebs, sans préjugé ni pedigree, qui l’aidera à la retrouver.
Né en 1944, Jean-Marie Piemme est docteur en philologie romane à l’Université de Liège, lauréat entre autres du Prix Triennal 1991 et 2002, du prix « nouveaux talents » de la SACD, du prix Herman Closson de la SACD Belge, ou du prix RFI.
Il enquête sur la place de l’individu dans le cynisme contemporain. Farce sociale,fable clownesque, Dialogue d’un chien dresse les portraits délectables d’êtres déclassés, laissés sur le bord de la route.
« C’est l’histoire d’un con de chien et d’un con de maître », souligne le metteur en scène Philippe Sireuil, « même langue pendante aussi, devant la soif de bonheur et de justice, même appétit à égratigner les puissants de notre monde, à pourfendre la bêtise des uns et l’égoïsme des autres, et mêmes frétillements de queue devant le plaisir. » Après Le Badge de Lénine, Commerce gourmand, Sans mentir, Scandaleuses, Café des Patriotes, Toréadors, Philippe Sireuil s’attaque pour la sixième fois à l’univers insolent et salubre de Jean-Marie Piemme. Quand l’homme, qui reste un loup pour l’homme, peut se faire chien, et le chien plus humain que son maître. Mordant.

production Théâtre National / Bruxelles (www.theatrenational.be),
avec la collaboration de La Servante, publié aux éditions Actes Sud – Papiers
ce texte a bénéficié du soutien de l’association Beaumarchais – SACD

France Culture