Toute vérité
© Stéphane Trapier

Toute vérité


de Marie NDiaye, Jean-Yves Cendrey mise en scène Caroline Gonce avec François André, Daniel Martin
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durée 1h

28 avr. - 28 mai, 21:00
salle Roland Topor

dimanche, 15:30
relâche les lundis et les 30 avr. , 1 mai et 8 mai

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Je suis le père et le père ne demande pas pardon
Un père et son fils ; rapport de force et procès à charge. Les deux hommes s’adressent l’un à l’autre, s’affrontent. Combat de titans. L’un a été un militaire de carrière, l’autre a fui le foyer à l’adolescence et frôlé la délinquance. La voix du fils est celle, authentique, du romancier Jean-Yves Cendrey qui livre une déclaration de guerre au patriarche sur le modèle de la Lettre au père de Kafka. « Au catéchisme, on me faisait ce commandement : tu honoreras ton père et ta mère, puis je rentrais à la maison me faire taper dessus. » La voix du père entrecoupe la charge du fils ; sa réponse - justifications, récits ou rappels à l’ordre normal des choses - est recomposée par Marie NDiaye. L’auteur de Hilda et de Papa doit manger, lauréate 2009 du prix Goncourt pour Trois femmes puissantes, accorde à ce père des circonstances atténuantes. Sous-officier xénophobe, misogyne, alcoolique et violent, l’homme tente la réconciliation. Il estime qu’un bon père doit soumettre sa progéniture. Mais il négocie, accuse les coups et entend la haine inouïe du fils. Il se défend. « Tu serais devenu officier et tu n’aurais pas craché sur ton père. Tu n’aurais pas écrit de vilenies et tu aurais méprisé ceux qui le font et, puisque celui qui use de l’épée meurt par l’épée, tu sais ce qui t’attend, chef. »
Coauteurs, mariés, installés à Berlin, Jean-Yves Cendrey et Marie NDiaye font entendre deux styles contradictoires, rythmes et vocabulaires opposés. Sur le plateau nu, l’essentiel : deux comédiens dans des lumières et des ombres coupées au couteau. Caroline Gonce, comédienne, conseiller artistique au Nouveau Théâtre d’Angers, collaboratrice régulière de Frédéric Bélier-Garcia, dirige avec une minutie chirurgicale la partition à deux voix, deux plaidoyers d’hommes simples en proie au monstre de l’autre.

production Nouveau Théâtre d’Angers / CDN Pays de la Loire, coréalisation Théâtre du Rond-Point, publié chez Gallimard
ce texte a bénéficié du soutien de l’association Beaumarchais – SACD

France Culture

Saison 2010-2011
Aujourd'hui à 16:28:44
sur ventscontraires.net,
la revue collaborative du Rond-Point
Mina Lopez
Attachée de presse

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